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40 ans du naufrage de l’Amoco Cadiz : un bilan, une avant-première et de nombreux événements commémoratifs !

Il y a près de 40 ans (le 16 mars 1978), le super-pétrolier libérien Amoco Cadiz, faisait naufrage sur les roches de Portsall en déversant plus de 200.000 tonnes de pétrole brut et provoquant ainsi une des plus grandes catastrophes écologiques que le littoral breton ait eu à connaître… Cette catastrophe a également été le point de départ de nombreuses évolutions des réglementations nationales et internationales en matière de prévention, d’intervention et de réparation des pollutions marines. A ce titre on souligne la création du Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux), à Brest dès 1979 ( http://wwz.cedre.fr/  ) acteur reconnu internationalement en matière de recherche, de formation et d’expertise, ou du Syndicat Mixte de Protection du Littoral breton, aujourd’hui Vigipol ( http://www.vigipol.org/ ) qui fédère et représente les collectivités publiques littorales face aux risques issus du transport maritime.

En matière de prévention c’est également suite à l’Amoco Cadiz que le Dispositif de Séparation du Trafic (DST) d’Ouessant, ou « rail d’Ouessant », a été adapté pour mieux prendre en compte le risque de pollution marine et sécuriser les accès à la mer d’Iroise et à la Manche. De même le CROSS Corsen et le radar associé du Stiff à Ouessant ont été créés précisément à la suite de la catastrophe pour surveiller, identifier et réguler le trafic maritime.

Pour l’intervention on peut également citer la création dès 1978 des dispositifs « POLMAR » Terre et Mer (Plans Polmar), destinés à organiser et coordonner les moyens de lutte en mer et à terre contre une pollution marine accidentelle.

Enfin, concernant la réparation, les suites judiciaires de la pollution de l’Amoco Cadiz ont ouvert la voie aux différentes évolutions des systèmes internationaux d’indemnisation des pollutions marines et, à terme, de la reconnaissance du préjudice écologique consécutif à une marée noire, et ensuite affirmée après à la pollution de l’Erika.

Ce 40 eme anniversaire est justement l’occasion de faire le bilan des évolutions constatées et de s’interroger sur l’avenir de la sécurité maritime et des nouveaux risques, tout en se souvenant des combats menés par les élus du territoire, au cours d’une semaine riche en manifestations dont le programme est consultable ici :   http://amococadiz40ans.fr/ .

Parmi les événements programmés je souligne l’avant première  du documentaire de National Geographic « Amoco Cadiz : la marée noire du siècle »,  dimanche 11 mars à 17 heures au cinéma Le Bretagne à Saint-Renan  http://www.cinema-le-bretagne.org/annoncevisuelle/les-40ans-du-naufrage-de-lamoco-cadiz-avant-premiere  . Ce documentaire de 45 minutes écrit et réalisé par Josselin Mahot et Fabrice Gardel, revient sur les lieux et les circonstances de l’accident pour en saisir toute l’ampleur, mais aussi en comprendre les conséquences sur la région et également sur la législation et la sécurité des pétroliers à travers le monde. Mené par le navigateur Loïck Peyron, le documentaire rappellera le contexte de cet accident, proposera des images de reconstitution de la catastrophe et réunira des témoignages de celles et ceux qui furent directement impactés par cet accident. La projection sera suivie d’un débat avec l’équipe du film.  J’ai également organisé une projection à Paris à l’Assemblée nationale le 13 mars, afin d’adresser aux parlementaires la mémoire de cette catastrophe mais également la nécessité de veiller pour l’avenir à la sécurité maritime et à la protection de l’environnement marin et littoral.

 

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