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Agriculture : Visite des serres de tomates

En plus de l’aménager notre territoire, la production agricole est génératrice de richesses localement. C’est la raison pour laquelle j’ai pris l’habitude de rencontrer régulièrement bon nombre d’exploitants agricoles, qu’il s’agisse de producteurs de lait ou bien de porcs… Après avoir assisté récemment à l’AG de Savéol, j’ai rencontré ce mardi 24 avril 2018 l’un de leurs adhérents, un producteur de tomates sur St Renan : les serres Magueur.

Au-delà des explications relatives aux méthodes utilisées pour la culture de tomates hors-sol (développement entièrement programmé, solution nutritive apportée par un goutte-à-goutte, cycle de production, automatisation des postes…), j’ai retenu de l’échange avec les dirigeants familiaux de l’entreprise (parents et enfants) diverses problématiques à enjeu pour cette filière :

Un enjeu énergétique

Les producteurs de tomates choisissent de plus en plus la cogénération pour chauffer les serres. La cogénération évite la perte de chaleur dégagée par les moteurs, qui produisent de l’électricité, en les rapprochant d’une serre. La chaleur dégagée est valorisée par son chauffage. Ceci a pour avantages : la diminution des coûts de production, un gain de productivité, un intérêt environnemental et une plantation des tomates plus précoce. Elle permet aussi de venir renforcer le réseau public, notamment l’hiver. Indexé jusqu’en 2023 sur le prix du gaz, ce système est finalement assis sur des contrats de rachat d’électricité sur des durées de 12 ans. Quid de l’après 2023 ? Sur le volet énergétique, une vraie question de stratégie d’anticipation se pose à la filière, avec à la clé la problématique de l’installation de jeunes.

Un enjeu foncier

Pour ce type d’exploitations, l’accès au foncier est problématique, notamment en raison des règles de priorités qui bloquent très souvent les dossiers des maraîchers. Les agriculteurs-éleveurs (lait-porc) sont souvent prioritaires, notamment dans une région -le Pays de Brest- où la pression foncière est très forte.

Un enjeu d’image

Il demeure en effet aujourd’hui une méconnaissance du métier. Un maximum de poste (les plus pénibles) a été automatisé et les difficultés physiques ne font plus autant partie du quotidien des salariés qui travaillent dans ce type d’exploitation. Les gens ne savent pas suffisamment cela ; ce qui peut expliquer les difficultés de recrutements observées.

De la même manière, est développé dans les serres des élevages d’insectes utiles de la famille des hyménoptères capables de combattre efficacement de dangereux parasites. Voilà une technique de lutte biologique qui s’avère très efficace et trop peu connue.

Les volumes de tomates produites sans pesticides prennent une place de plus en plus importante dans la production totale. Ces productions de tomates « zéro pesticide » illustrent une fois encore combien en France, le conventionnelle monte en gamme.

 

 

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