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Avec l’UDAF du Finistère à Brest, à la résidence MADEN

Échange avec des bénévoles représentant l’UNAFAM du Finistère

L’UDAF : acteur de la Santé mentale

En écho à ma Question écrite sur la mise en œuvre des projets territoriaux de santé mentale (Question Écrite N° 17156), j’ai rencontré ce lundi 3 juin 2019 l’équipe en charge de la résidence MADEN de Brest, située rive droite, dans le quartier Saint-Pierre.

Les MADEN sont des Maison d’Accueil D’accompagnement et d’ENtraide mutuelle. On en compte désormais trois dans le Finistère (Brest, la première puis Quimper et Plouigneau).

Cette résidence sociale est gérée par l’UDAF du Finistère (Union Départementale d’Aide aux Familles). Je remercie ainsi Éric Moreau, Directeur Général de l’UDAF29 pour l’ensemble des éclairages fournis sur le fonctionnement de ce service de l’UDAF du Finistère, ainsi que Marc Kerjean, chef de service des trois MADEN du Finistère (cf. photo ci-dessous), ainsi que les travailleurs sociaux rencontrés.

 

 

L’UNAFAM, association reconnue d’utilité publique

Merci aussi aux bénévoles représentantes de l’UNAFAM du Finistère (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques), également présentes pour cette visite.

Depuis sa création l’UNAFAM concentre son action au profit de l’entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères, essentiellement des personnes atteintes de schizophrénie, de troubles bipolaires, de dépressions sévères, de psychoses graves et de troubles obsessionnels compulsifs. Depuis plus récemment, l’UNAFAM reçoit les parents d’enfants et d’adolescents ayant des troubles psychologiques, des troubles psychiques ou des troubles du comportement.

 

 

Les MADEN, un sas vers l’autonomie

Inaugurée en 2012, cette résidence sociale brestoise compte dix-neuf logements. Comportant une bonne part de vie collective, les MADEN sont destinées à des personnes souffrant de troubles psychiques et/ou psychiatriques en situation d’isolement et d’exclusion sociale.

Les occupants présentent des degrés différents d’autonomie. Ils ont cependant en commun de présenter des troubles psychologiques stabilisés, en bonne voie vers l’autonomie.

Proposées à ces personnes en sortie d’hôpital, les MADEN sont une solution alternative d’habitat. Elles apportent de la sécurité et de la sérénité aux occupants et concourent à leur bien-être. Elles doivent conduire in fine à leur plus grande responsabilisation.

 

Je relève que les MADEN sont une nouvelle forme d’habitat accompagné et concourent à l’innovation sociale dans le secteur

 

La psychiatrie, parent pauvre de notre système de santé

Cet échange à la MADEN de Brest m’a permis de mesurer combien la psychiatrie est le parent pauvre de notre système de santé. C’est d’ailleurs le constat posé par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, lorsqu’elle a présenté la feuille de route de la santé mentale et de la psychiatrie le 28 juin 2018.

 

Rehausser le secteur de la psychiatrie

Depuis, la Ministre a encore réaffirmé sa volonté de rehausser le secteur de la psychiatrie et a annoncé :

  • la nomination d’un délégué ministériel à la psychiatrie et la santé mentale chargé de piloter le déploiement de la feuille de route dans les territoires ;
  • la création d’une formation d’infirmiers de pratiques avancées en psychiatrie dès septembre 2019 ;
  • le renforcement de la filière pédopsychiatrique (création de 10 postes de chefs de clinique – qui s’ajouteront aux 10 postes créés en 2018, nomination de 6 praticiens hospitalo-universitaires titulaires en pédopsychiatrie) ;
  • la mise en place d’une mission sur l’évolution des centres médico-psychologiques qui permettra une meilleure coopération entre l’hôpital et les professionnels de soins primaires en psychiatrie, en consolidant la place du médecin généraliste et des professionnels de proximité.

 

Une enveloppe de plus de 150 millions d’euros

Agnès Buzyn a également affirmé sa volonté de préserver le budget de la psychiatrie et de faire évoluer son modèle de financement.

154 millions d’euros sont mobilisés en 2019 :

  • 50 millions d’euros alloués fin 2018 permettront de consolider les moyens des établissements et services de psychiatrie. « Ce financement sera reconductible, a précisé la ministre ;
  • 64 millions d’euros de crédits dégelés exceptionnellement dans leur intégralité en décembre 2018 ;
  • 40 millions d’euros supplémentaires mobilisés en 2019.
  • Ajoutés à ces 154 millions, 10 millions d’euros sont consacrés à la création d’un fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie.

 

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