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Echange avec le Président de l’Ifremer

Rencontre sur le site du Centre Bretagne de l’Ifremer avec Monsieur François HOULLIER, le 25 janvier.

Dès l’annonce de la nomination de Monsieur François HOUILLER comme Président Directeur Général de l’Ifremer, à Brest, j’ai souhaité le rencontrer, notamment pour lui souhaiter la bienvenue au sein du Centre Bretagne de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer, et souligner mon attachement à cet acteur essentiel du rayonnement de l’excellence maritime de notre région. François HOUILLER, ancien Directeur de l’INRA a été nommé à la tête de l’Ifremer le 19 septembre 2018 en remplacement de Monsieur François JACQ.

Plusieurs sujets d’importance constituent l’actualité de la prise de fonction du nouveau PDG de l’Ifremer.

En premier lieu le transfert du siège social de l’Institut – effectif au 1er janvier 2019 – est un élément stratégique pour en assurer la continuité. Sur les 90 personnes initialement employées sur le site d’Issy-les-Moulineaux (93), une douzaine a suivi le transfert du siège, ce qui nécessite des recrutements en local. Ainsi, l’effectif global du site de Brest atteindra à terme près de 900 personnes contre 800 avant le transfert. Le site d’Issy conservera une petite équipe de 7 à 8 personnes comme point de contact sur Paris auprès des ministères et administrations impliqués.

Aujourd’hui les travaux du nouveau bâtiment administratif sur le site de Brest sont en bonne voie et pourront accueillir les services de direction à l’automne prochain.

Le prochain Conseil d’Administration de l’Ifremer se tiendra à Brest en mars (21 membres élus, personnes qualifiées et représentants des ministères associées), puis en alternance avec le site d’Issy-les-Moulineaux.

Rappelons que, aujourd’hui, l’Institut est présent sur différents centres : le Centre manche-Mer du Nord (Boulogne, Port-en Bessin, Dinard), le Centre Bretagne (Argenton, Brest-Plouzané, Concarneau, Lorient), le Centre Atlantique (Nantes, Bouin, L’Houmeau, La Tremblade, Arcachon, Anglet), le Centre Méditerranée (Sète, Montpellier, Palavas, La Seyne-sur-Mer et Bastia), mais également le Centre Pacifique à Tahiti, et à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Martinique en Guyane, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie.

 

Ensuite, le sujet des engins sous-marins et de leur renouvellement a été évoqué et notamment la situation du Nautile, équipement emblématique de l’exploration des grands fonds. Il s’agit pour le moment de conserver cet engin habité mis en service en 1984 tout en opérant également un ROV de type « Victor » (Remotly Operated Vehicle), engin d’exploration sous-marine téléguidé.

 

L’exploration des grands fonds est un domaine de compétence emblématique de l’Ifremer et s’insère avec force dans le politique maritime de la France. On connait l’importance de notre ZEE (Zone Economique Exclusive), la 2eme du monde en superficie, et du potentiel de ressources biologiques, minérales et énergétiques qu’elle abrite. L’action et l’expertise de l’Ifremer en ce domaine sont fondamentales à l’exercice nos prérogatives reconnues par le droit international. Il est en est de même en haute-mer concernant les grands fonds marins (2 permis sont actuellement en cours d’instruction auprès de l’Autorité Internationale des Fonds Marins).

La flotte océanique est également un sujet d’importance  : le Thalassa, l’Atalante et le Pourquoi Pas ? (bien connus des brestois), mais également le Tahlia,  l’Europe et l’Haliotis, sont essentiels aux missions de l’Institut. Aujourd’hui en gestion par GENAVIR il s’agit à terme d’optimiser les modalités de gouvernance de ce modèle d’affrètement et d’exploitation tout en conservant un contrôle effectif sur la flotte.

Parmi les sujets  à retenir selon François HOULLIER il faut également souligner la question de l’innovation et de sa valorisation auprès des entreprises du maritime. L’Ifremer demeure l’organisme expert de référence pour l’Etat mais doit également se tourner davantage vers des applications au service du rayonnement de la recherche scientifique.

Il en est de même dans une approche « science en société » et « sciences participatives » ou chacun doit pouvoir mieux connaître le milieu marin et contribuer à sa valorisation.  Il s’agit donc de mieux travailler avec l’ensemble de l’écosystème mer (Universités, écoles d’ingénieurs, associations), particulièrement riche sur le site du Technopôle Brest-Iroise et en Finistère.

Mais l’action de l’Ifremer, et son ambition, c’est également de rayonner davantage à l’international et de participer à l’attractivité du territoire ; il s’agit là encore d’un sujet pris en main par la nouvelle direction de l’Ifremer.

Je soutiens pleinement l’ensemble des objectifs de cet acteur incontournable de la recherche maritime, vecteur d’excellence, d’emplois et de valorisation de notre territoire !

 

Didier LE GAC avec François HOULLIER, PDG de l’Ifremer, à Brest le 25 janvier 2019
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