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Océalliance : Rencontre avec le leader du mareyage en France

« L’océan pour origine »

 

Vendredi 5 juillet j’ai reçu à ma permanence de Saint-Renan, Monsieur Guénolé MERVEILLEUX, Président du groupe Océalliance, premier groupe de mareyage français. Très concerné par la pêche en mer, professionnelle ou de loisir, les cultures marines et l’exploitation durable des ressources marines, mais également par l’ensemble des métiers d’un secteur économique vital pour nos territoires, il me paraît important de connaitre l’ensemble des acteurs  de la filière. A ce titre, l’activité de mareyage est incontournable puisque ce sont les mareyeurs qui constituent la liaison entre pêcheurs et grossistes, ou détaillants, après achat en criée. Les ateliers de mareyage sont aussi chargés de préparer et conditionner les produits de la mer avant livraison au client.

Le groupe Océalliance est issu du rapprochement entre Mariteam et Océalliance en 2015. Aujourd’hui le groupe représente près de 600 collaborateurs pour 220 millions d’euros de chiffre d’affaire, grâce en particulier à un réseau de 25 ateliers de mareyage présents sur l’ensemble du littoral, depuis Boulogne-sur-mer jusqu’à Saint-Jean-de-Luz. Le groupe réalise son activité de pur mareyeur en achetant sur les criées, sans posséder une flotte logistique, en se concentrant sur la connaissance et la proximité avec le produit et les pêcheurs. En 2018, 35% du CA du groupe était réalisé à l’export.

 

M. MERVEILLEUX a insisté sur la volonté du groupe de valoriser les poissons de nos côtes, avant tout. Ainsi 80% des produits achetés par Océalliance viennent de France. Si le groupe ne possède pas de flotte de navires, il travaille notamment par contrat d’approvisionnement direct avec les navires, ou encore en prenant des parts dans la propriété de certains navires de pêche, contribuant ainsi au renouvellement de la flotte.

 

En 2019 la pêche se porte globalement bien en France, en revanche l’activité de mareyage en tant que telle souffre de l’ouverture des criées et de la fixation de quotas de pêche qui entraînent une hausse des prix et une baisse de rentabilité. Plus généralement le président d’Océalliance souligne la concurrence étrangère qui s’appuie sur des filières très intégrées, où les prix sont lisibles pour les acheteurs et les consommateurs. Ainsi, du pêcheur aux criées, aux mareyeurs, aux grossistes, des revendeurs aux consommateurs, tous sont organisés autour d’une logique d’intégration pour tenir les prix.

Enfin, les inquiétudes du mareyage s’expriment sur la question du Brexit : l’accès aux eaux britanniques est fondamental pour nos pécheurs et les mareyeurs car 30% de la pêche française en provient. C’est aussi pour cette raison que les aides qui pourraient être accordées en cas de « no deal » doivent être dirigées vers l’ensemble des acteurs de la filière, pas seulement les pêcheurs.

Je retiens de cet échange avec le leader du mareyage en France, que d’importants défis sont à relever pour ce secteur économique :

  • l’importance du « Pavillon France » ;
  • l’adoption d’une logique de  filière pour s’organiser et faire face à la concurrence ;
  • le renouvellement de la flotte et la modernisation des ports et des ateliers de mareyage ;
  • la formation de tous les métiers de la filière (du pêcheur, au mareyeur, à la transformation, la vente…) ;
  • l’attractivité des métiers d’une filière porteuse d’emplois et de richesse pour les territoires littoraux

 

Je continuerai à agir, à l’Assemblée et en circonscription, auprès des professionnels et à l’écoute des consommateurs, pour le développement d’une pêche française compétitive et rentable, durable et raisonnée.

 

 

Didier LE GAC et Guénolé MERVEILLEUX, Président du groupe Océalliance

 

 

 

8 juillet 2019
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