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Édito 2020 / Réforme des retraites : place au débat parlementaire

En 2017, le candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron a été élu sur un programme dans lequel il s’engageait, notamment, à réformer notre système de retraites.

Les grands principes de la réforme à venir étaient déjà posés, à commencer par la mise en place d’un système unique de retraites.

L’actuel système est difficilement compréhensible pour beaucoup de nos concitoyens qui cotisent souvent tout au long de leur vie à des caisses de retraites différentes selon des parcours professionnels de moins en moins linéaires. Surtout, la pérennité de son financement est mise en difficulté par des changements démographiques importants (baisse du nombre d’actifs cotisants et hausse du nombre de retraités).

Le projet portant réforme de notre système de retraite vise donc à rendre ce système beaucoup plus lisible – plus juste aussi en instaurant des règles communes – pour tout le monde et à harmoniser les 42 régimes particuliers.

Ce n’est pas à une rupture brutale avec l’ancien système à laquelle nous assisterons mais bien à une mise en place progressive, en concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux et organisations professionnelles, d’un nouveau système universel par répartition et à point, produisant les mêmes droits pour chacun.

Et comme universel ne veut pas dire uniforme, des mesures spécifiques sont prévues pour ceux qui exercent les professions les plus dangereuses ou les plus exposées comme les marins, les militaires, les policiers ou encore les pompiers.

Le nouveau régime créé aussi de nouveaux droits sociaux : minimum contributif revalorisé (1000€ net mensuels), majoration de la retraite dès le 1er enfant (au lieu du 3ème enfant aujourd’hui), taux unique de cotisations, conditions de pension de réversion identiques (au lieu de 13 régimes aujourd’hui), prise en compte des périodes d’interruption de travail …

Les débats ont commencé à l’Assemblée nationale, depuis le lundi 3 février, au sein d’une commission spéciale où je siège et où chacun s’exprime. Ils continueront ensuite dans l’hémicycle puis au Sénat comme pour tous les projets de loi.

Ces débats en commission sont rendus compliqués par le nombre d’amendements déposés (plus de 22000 !) et nous empêchent souvent d’aborder le fond pour privilégier la forme et surtout les postures. Néanmoins, la qualité et la parole de chacun y est bien évidemment respectée.

Je souhaite naturellement que le débat aille jusqu’au bout et que le projet de loi soit voté, après son cycle législatif, avant l’été. Je le souhaite pour pérenniser notre système par répartition mais aussi parce qu’il en va de la parole publique ! Dire ce que l’on va faire et ensuite, une fois élu, faire ce que l’on a dit : c’est la base de l’engagement démocratique. Tenir les engagements pris devant les citoyens, respecter ses promesses – c’est le sens du mandat – voilà un moyen essentiel de lutte contre la défiance de nos concitoyens à l’égard des décideurs publics.

 

– 7 février 2020 –

 

Vidéo – Interview de Didier Le Gac par France 3 Bretagne sur la réforme des retraites © France 3 Bretagne

 

Je suis membre de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi instituant un système universel de retraite et le projet de loi organique relatif au système universel de retraite.

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