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Réforme des retraites : parler de la situation particulière des agriculteurs

 

Chacun sait la faiblesse du niveau des retraites agricoles

J’ai reçu à ma permanence la section des anciens exploitants du secteur de Saint-Renan, ce 29 octobre 2018.

Au cours de l’entretien, ont été évoqués la situation actuelle des retraites agricoles et les effets de la réforme sur les futures retraites.

Actuellement le montant perçu en moyenne par les retraités est de 750 € pour les hommes et 550 € pour les femmes.

Les augmentations, même minimes, se font au pourcentage du montant perçu, ce qui a pour effet de creuser l’écart entre les petites et les plus importantes retraites. Durant leur activité, les agriculteurs ont dû subir la stagnation de leurs revenus, due au souci de préserver le pouvoir d’achat du consommateur.

La réforme en cours devrait permettre aux futurs retraités une plus grande équité entre les citoyens.

Je serai amené à rencontrer très régulièrement ces représentants des retraites agricoles pour suivre l’avancée des travaux au niveau national.

 

Un projet de loi au Parlement en 2019

Le Gouvernement souhaite présenter au Parlement un projet de loi portant création d’un système universel de retraite courant 2019.

Jean-Paul Delevoye, nommé Haut-Commissaire à la réforme des retraites auprès d’Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a pour mission d’organiser la concertation avec les principaux acteurs du champ des retraites et de coordonner, au niveau interministériel, les travaux de préparation de la réforme des retraites.

 

A ce stade des discussions avec les partenaires sociaux, les grands principes du futur système sont les suivants :

  • Un système universel, commun à tous les Français : public, par répartition, il couvrira tous les Français et remplacera l’ensemble des régimes obligatoires actuels.

Les mêmes règles s’appliqueront à tous.

  • Un système en points, plus juste et plus simple. Toutes les périodes travaillées donneront lieu à des cotisations qui seront comptées en points dans un compte unique.

Chaque euro cotisé donnera les mêmes droits, quel que soit le statut.

  • Des mécanismes de solidarité renforcés. Des points seront accordés pour chaque enfant et pour compenser les interruptions d’activité (maternité, chômage, maladie, invalidité). Un minimum de pension garantira un niveau de pension aux personnes ayant travaillé toute leur vie à temps partiel ou avec des revenus modestes. Des pensions de réversion garantiront le niveau de vie de veuves et veufs après le décès de leur conjoint.

 

La méthode ? Une concertation en deux temps

Il s’agit d’une réforme très complexe. Le choix a donc été fait de la méthode collaborative : avec les partenaires sociaux, et avec les Français (via des ateliers citoyens et la plateforme en ligne). Ces discussions continuent.

Le Haut-Commissaire a présenté le 10 octobre 2018 aux partenaires sociaux les thèmes qu’il propose d’examiner lors de la seconde phase de concertation qui s’ouvrira dans les jours à venir.

Les prochaines concertations permettront notamment d’examiner comment certaines situations spécifiques (comme celle des agriculteurs, entre autres) pourront être prises en compte dans le système universel, et les modalités de transition vers le futur système.

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