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Service National Universel : Où en est-on ?

Mes questions à Gabriel ATTAL, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre

de l’Education nationale et de la Jeunesse

 

Ce mercredi 6 novembre nous avons auditionné avec mes collègues de la Commission de la Défense Monsieur Gabriel ATTAL, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, sur la préfiguration du Service National Universel (SNU) dont il est chargé. Le projet de SNU relevant davantage du volet éducatif que militaire.

L’audition de Gabriel ATTAL intervient après la première phase d’expérimentation de l’été 2019 où 2.000 volontaires ont pu tester la phase du SNU, dite de cohésion, dans 13 départements pilotes.

L’année 2020 vise à poursuivre le déploiement du SNU, sur la base du volontariat comme en 2019, dans chaque département métropolitain et ultramarin. Les crédits inscrits au PLF pour 2020 permettront d’accueillir un socle de 20.000 jeunes volontaires en séjour de cohésion, puis de leur apporter l’opportunité de réaliser une mission d’intérêt général dans les douze mois qui suivront le séjour de cohésion. Les crédits permettront notamment la rémunération des encadrants ainsi que la prise en charge du transport, de l’hébergement et des tenues. Ils sont également utilisés pour financer les différentes activités proposées aux jeunes pendant leur séjour de cohésion.

 

Le SNU ? 

C’est un projet d’émancipation et de responsabilisation des jeunes, complémentaire de l’instruction obligatoire qui vise à :

Renforcer la cohésion nationale et territoriale, en favorisant la mixité sociale et la mobilité des jeunes ;

Développer une culture de l’engagement ;

Accompagner l’insertion sociale et professionnelle des jeunes ;

Affirmer les valeurs républicaines et le sens de l’intérêt général.

 

Le SNU est avant tout un investissement pour l’avenir. Les formations et modules pratiques vécus en commun, les bilans personnels – de santé et de compétences générales – permettront une meilleure connaissance des jeunes de la même classe d’âge, la prise en considération des parcours de chacun et un accompagnement mieux adapté vers et par la formation et/ou l’emploi.
Le SNU est n’est pas une rémanence du service militaire et n’a pas vocation à le remplacer. Au même titre que les personnels du ministère de l’Education nationale et que ceux du monde de l’éducation populaire, les Armées seront mobilisées pour l’encadrement des jeunes ainsi que pour faciliter l’organisation du SNU.

 

J’ai profité de cette audition pour interroger le secrétaire d’Etat sur l’articulation entre le futur SNU et l’actuel SMV (Service Militaire Volontaire), dont un centre est géré par la Marine Nationale à Brest. 

Comme le Secrétaire d’Etat l’a rappelé en réponse à ma question, le SNU n’a pas vocation à remplacer le service militaire volontaire (SMV) – ni le service militaire adapté (SMA).

Créé en 2015, le SMV accueille 1.000 jeunes par an de métropole et en grande difficulté sociale dans six centres gérés par les Armées, dont celui de Brest. L’objectif est de les former et de faciliter leur réinsertion. En investissant 30.000€ par jeune, 72% des jeunes passés par ce dispositif retrouve une occupation professionnelle. Le SMA est le pendant du SMV dans les outre-mer. Il concerne 6.000 jeunes volontaires par an et les aide à retrouver un chemin vers l’emploi (78% de taux d’insertion).

Retrouvez ici les vidéos de ma question et la réponse de Gabriel ATTAL :

 

Quel calendrier ?

À partir de 2020, et si l’expérimentation actuellement en cours en confirme la faisabilité, il sera généralisé à tous les départements français, sans devenir pour autant obligatoire. Il s’agira de répartir 40.000 jeunes sur 200 centres.
Selon le gouvernement, la phase de cohésion obligatoire en internat à seize ans devrait devenir progressivement obligatoire d’ici à 2027.
Le retour d’expérimentation de la phase pilote permettra également de préciser le calendrier de la montée en puissance du SNU (rappel : une classe d’âge = 800.000 jeunes).

 

 

 

 

 

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