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Soutien aux personnels de la Maison d’Arrêt de Brest

Face à la surpopulation carcérale – en augmentation – qui touche la Maison d’Arrêt de Brest, j’ai tenu à me rendre une nouvelle fois sur place pour échanger avec les personnels, agents et  direction.

Un travail remarquable de l’ensemble des personnels

Après m’être rendu le mois dernier (15 février) à la maison d’arrêt de Brest où j’ai passé deux heures en compagnie des surveillants pénitentiaires dans les différents quartiers pour visiter les installations et échanger avec l’ensemble des personnels, j’ai tenu à me rendre à nouveau sur place, le 3 avril en fin d’après-midi, pour rencontrer également la direction du SPIP en milieu fermé (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation).

Ayant déjà rencontré les représentants du personnel du SPIP de Brest, j’ai pu échanger cette fois avec Madame Charlotte SCHMOUCHKOVITCH, Directrice du service, en compagnie de  Madame Charlotte BILGER, Directrice de la maison d’arrêt.

 

Nous avons pu faire un point de situation sur l’activité du SPIP en milieu fermé, au sein de la maison d’arrêt, et sur l’intérêt et la diversité des mesures existantes en matière d’aménagement de peines et d’alternatives à la détention dans un contexte marqué par la surpopulation.

Cette rencontre avec la direction du SPIP a été suivie d’un nouvel échange avec les représentants syndicaux des surveillants pénitentiaires (Force Ouvrière et l’UFAP), pour un nouveau bilan des conditions de travail depuis mon dernier passage.

La surpopulation carcérale est un problème national et s’impose également à Brest (à date 471 détenus pour 254 places dont 80 matelas au sol). Elle y revêt toutefois une intensité particulière due au profil des détenus et à la vocation de la maison d’arrêt, établissement destiné à l’origine aux prévenus en attente de jugement et qui reçoit aujourd’hui tous types de détenus : pour des courtes peines comme des condamnations plus longues.

Déjà alerté à plusieurs reprises sur cette situation et après lui avoir signalé les besoins à court terme de la maison d’arrêt de Brest, j’ai pu m’entretenir le 2 avril avec le Cabinet du Garde des Sceaux. Celui-ci m’a rappelé que la situation brestoise était bien identifiée par le ministre. Ainsi, par exemple, c’est 11,2 millions d’euros qui ont été investis en 7 ans pour différents travaux et équipements dans la maison d’arrêt.

Néanmoins, dans ce contexte marqué par des agressions répétées de personnels, je souligne l’urgence de développer des mesures alternatives à l’incarcération pour les peines de moins de 6 mois, des aménagements de peines sous bracelets électronique ou encore des Travaux d’Intérêt Général (TIG).

Enfin, je me joins à la Directrice pour souligner le travail remarquable et le professionnalisme de l’ensemble des personnels de la maison d’arrêt qui permettent à l’institution de fonctionner dans un contexte très difficile.

 

=> Voir ICI mon communiqué de presse sur cette rencontre. 

– 04 04 2024 –
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