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Soutien aux éleveurs de porcs : Si l’Etat prend ses responsabilités, tous les acteurs de la filière doivent en faire autant

Plan de sauvegarde de la filière porcine

Face à une crise historique, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation annonce un plan de sauvegarde de la filière porcine.

Lire mon communiqué de presse du 31 janvier 2022

Le gouvernement a annoncé ce lundi 31 janvier 2022 un plan d’urgence avec des mesures concrètes pour soutenir les éleveurs de porcs.
Une première aide est destinée notamment à soutenir tout de suite la trésorerie des éleveurs les plus durement touchés par la crise.
En contact régulier avec les agriculteurs – et notamment des plus jeunes – le député a pu mesurer encore très récemment la détresse des éleveurs de sa circonscription.
Face à cette nouvelle crise, l’Etat assume donc ses responsabilités. Chaque acteur de la filière porcine doit également les prendre. Le député rappelle ainsi que l’application effective de la loi Egalim 2 n’est pas une option !
Ainsi, depuis le 1er janvier 2022, Egalim 2 est le nouveau cadre qui s’impose à tous : aux industriels comme aux distributeurs, aux transformateurs et aux coopératives, mais également aux organisations de producteurs. Le prix de vente doit désormais dépendre des coûts du producteur, et cela n’est pas négociable.
La qualité et la traçabilité exemplaires de l’agriculture française justifient une vraie rémunération pour celles et ceux qui la produisent.
Au-delà d’Egalim 2 et du dispositif qui vient d’être annoncé, c’est un sursaut collectif que le député appelle de ses vœux pour maintenir l’agriculture dans notre région, et redonner enfin à l’alimentation toute sa valeur.
Il en va de la juste rémunération du producteur, mais également de la souveraineté alimentaire de notre pays, que pourtant tout le monde appelle de ses vœux.

 

Mobilisation des députés bretons

A l’Assemblée nationale ce mardi 1er février 2022, le ministre Julien Denormandie détaille le dispositif de sauvegarde et souligne la mobilisation des députés bretons pour que des engagements soient pris.

 

 

Au moins 30% des éleveurs Français risquent de disparaitre d’ici 2023

Dans un secteur très fortement touché par la crise, et alors qu’au moins 30% des éleveurs Français risquent de disparaitre d’ici 2023, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a réuni la filière porcine française ainsi que les banques agricoles afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires, dans le cadre d’une feuille de route concertée.

Celle-ci prévoit notamment un plan de sauvetage immédiat doté de 270 millions d’euros, et l’amplification de mesures plus structurantes telle que la mise en œuvre de la loi Egalim2 ou encore des mesures européennes.

Dès l’automne 2021, le Gouvernement a mis en place des mesures conjoncturelles (prolongation des prêts bancaires garantis avec ouverture des PGE aux éleveurs de porc, activation des cellules de crise et des dispositifs de droit commun) et structurelles (loi Egalim2). Mais, au vu de l’ampleur de la crise, il était nécessaire d’aller plus loin.

Le Gouvernement et la filière se sont donc réunis aujourd’hui pour définir une feuille de route concertée, dans laquelle toutes les parties prenantes s’engagent formellement pour aider la filière porcine à passer le cap de la crise et se fixer des objectifs de structuration et de transformation pour l’avenir.

 

Que contient le plan de sauvetage ?

Le Gouvernement annonce donc un plan de sauvetage, d’un montant total pouvant atteindre 270 millions d’euros, qui comprend :

  • une aide d’urgence jusqu’à 75 millions d’euros, sous la forme d’un chèque « ciseau de prix porcin » d’un montant de 15 000€ pour les exploitations porcines en fortes difficultés de trésorerie. Cette aide sera déployée sous une quinzaine de jours ;
  • une aide de structuration, adossée à un engagement de contractualisation dans le cadre d’Egalim2, d’un montant maximum de 175 millions d’euros, qui viendra compléter la compensation des pertes des exploitations porcines ;
  • un abondement des dispositifs de droit commun de prise en charge des cotisations MSA jusqu’à 20 millions d’euros.

 

En parallèlement, un feuille de route

Parallèlement, la feuille de route actée ce jour comprend un ensemble de dispositions conjoncturelles telles que :

  • au niveau européen, la poursuite de la mobilisation des autres Etats-membres pour alerter la Commission sur la situation du marché du porc et demander l’activation de mesures européennes pour ce secteur (aide au stockage privé, mesures exceptionnelles de marché…). Ces mesures sont absolument nécessaires pour désengorger le marché ;
  • le lancement de campagnes de promotion, le cas échéant en lien avec d’autres pays européens ;
  • la poursuite de la mobilisation du dispositif « Initiative nationale pour l’agriculture française » (INAF) (garantie publique de prêts pour 100 millions d’euros de crédits attribués, on génère 1 milliard d’euros de prêts) ;
  • le renforcement des mesures de biosécurité face au risque de peste porcine africaine.

 

Des mesures structurelles fortes

Cette feuille de route intègre également des mesures structurelles fortes pour renforcer la résilience de la filière face aux crises :

  • L’engagement de tous les acteurs, des producteurs aux distributeurs, à accélérer sous un mois, la mise en place d’Egalim2 et en particulier la contractualisation sur les maillons amont de la filière (des producteurs aux abatteurs en passant par les organisations de producteurs), assortie, comme le veut la loi, de clauses d’indexation et d’une prise en compte des coûts de production, afin de mieux répercuter leur évolution le long de la chaîne alimentaire. Le Ministre a rappelé qu’il serait intraitable avec tous ceux qui n’appliqueront pas Egalim2 ;
  • Diverses mesures de soutien à l’ouverture des marchés export (recherche et ouverture de nouveaux marchés).
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