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Présentation du Rapport « Nous armer pour les crises à venir »

Lors de la séance du mercredi 10 mars de la Commission de la Défense et des Forces Armées, à l’Assemblée nationale, nous avons reçu MM. Bernard Cazeneuve et Nicolas Baverez, pour une audition de présentation du Rapport de l’institut Montaigne intitulé « Nous armer pour les crises à venir ».

 

Alors que la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2019-2025 doit être actualisée en 2021, les co-auteurs de ce rapport s’interrogent sur la politique de défense que nous souhaitons adopter pour assurer notre sécurité nationale et collective. Surtout, ils considèrent que l’effort conséquent pour la Nation que représente le montant de la LPM, doit être confirmé en 2021 pour faire face aux menaces croissantes et variées auxquelles notre pays est confronté.

Outre la sécurisation de la LPM, la France doit ainsi préparer ses Armées et l’ensemble de l’écosystème défense-industrie à des confrontations plus dures, tout en préservant les coopérations européennes.

Dans ce cadre, j’ai pu interroger les co-présidents du groupe de travail de ce rapport, en particulier sur leur perception du lien Armées-Nation. Voir ma question ci-dessous :

 

La réponse de Nicolas Baverez sur ce point :

 

Je tenais également à vous relayer les éléments essentiels de ce travail de l’institut Montaigne, dont vous trouverez un résumé ICI.

 

Un contexte marqué par une recrudescence des risques et des menaces

Le contexte contemporain est marqué par de multiples crises : financière, cyberattaques, terrorisme islamiste, pandémie, manipulations de l’information, investissements étrangers dans des secteurs stratégiques, rapports de force militaires… Pour faire face à ces menaces, la France peut de moins en moins compter sur un système multilatéral considérablement affaibli.

 

Durcir notre appareil de défense

Ces menaces mais également la crise sanitaire ont mis en lumière la contribution que pouvaient apporter les Armées face à des crises sécuritaires à la marge du domaine militaire. Il ressort que leur valeur ajoutée au sein du dispositif régalien repose d’abord sur leur aptitude spécifique à s’engager dans les situations les plus dégradées qu’elles rencontrent sur les théâtres de guerre.  Il importe de se préparer à nouveau et d’être crédible dans l’hypothèse d’une confrontation de plus haute intensité. Pour atteindre cet objectif, il est possible d’agir sur plusieurs leviers : le budget, les ressources humaines, l’écosystème industriel et technologique, l’innovation…

 

Adopter une approche globale et agile

Dans ce contexte marqué par des risques multidimensionnels et la succession des chocs, la politique de défense doit s’inscrire dans une approche à la fois globale et agile.  Aux côtés de l’Etat, il importe d’y associer toutes les forces vives, jusqu’au niveau local et sans oublier celles du secteur privé. Enfin, la pandémie et la pénurie de masques sont venues rappeler la pertinence du concept d’autonomie stratégique, qu’il convient d’étendre au-delà des questions de défense, notamment dans le domaine du numérique.

 

Persévérer dans les coopérations européennes

Alors que le contexte stratégique est marqué par le retour de confrontations entre puissances, au premier rang desquelles figure la compétition entre les États-Unis et la Chine, la France est confrontée avec ses voisins à un problème de masse critique. Ce constat appelle un renforcement de l’autonomie stratégique européenne dans ses trois composantes traditionnelles – politique, opérationnelle, et technologique et industrielle.

 

Face à ces éléments de contexte, à ces enjeux et besoins, les auteurs formulent en conclusion de leurs travaux des recommandations :

Recommandation n° 1 : aller vers une organisation militaire spécifique et mieux intégrée.
Recommandation n° 2 : améliorer la réactivité des Armées face à la volatilité du contexte stratégique.
Recommandation n° 3 : ajuster les capacités et le format pour plus d’impact et d’endurance.
Recommandation n° 4 : sécuriser la Loi de Programmation Militaire.
Recommandation n° 5 : renforcer l’attractivité du métier des armes.
Recommandation n° 6 : diffuser la culture de l’innovation au-delà de l’Agence d’innovation de défense.
Recommandation n° 7 : renforcer l’agilité de l’approche globale française face à l’hybridité avec une coordination plus poussée.
Recommandation n° 8 : anticiper des scénarios plus durs et multidimensionnels avec un rôle renforcé du SGDSN.
Recommandation n° 9 : impliquer le secteur privé dans les réserves et la mobilisation générale, s’entraîner.
Recommandation n° 10 : coordonner l’action des ministères au niveau central, faciliter la subsidiarité, assurer la survie des fonctions essentielles de la Nation.
Recommandation n° 11 : renforcer l’autonomie stratégique européenne dans les domaines clés.
Recommandation n° 12 : renforcer le rôle fédérateur de la France pour la défense européenne et dans l’OTAN.

 

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