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Aides à domicile : enfin une revalorisation salariale !

Le diagnostic est connu : le manque d’attractivité salariale de ces professions

La crise sanitaire a mis en lumière les difficultés du secteur des aides à domicile, mobilisées en première ligne aux côtés de nos aînés. Le déficit de recrutements est conséquent depuis plusieurs années, notamment en raison de la faible attractivité salariale de ces professions.

Voir aussi ma Journée thématique du 24 mai 2019 « Grand Age : Comment relever le défi ? »

 

L’avenant 43 entre vigueur ce 1er octobre 2021

Ce 1er octobre 2021, les 200 000 professionnels des services d’accompagnement et de soins de la branche d’aide à domicile verront leur salaire augmenter de l’ordre de 15 %.

 

La majorité des associations concernées

C’est la plus forte hausse depuis très longtemps, dans le cadre de ce qu’on appelle l’avenant 43 ; avenant négocié par les partenaires sociaux.

L’avenant 43 mettra fin à l’obsolescence de la grille salariale conventionnelle dès le 1er octobre 2021.

Sont donc concernées les personnels des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) et des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) de cette branche, rassemblant la majorité des associations.

Voir le kit explicatif

Exemples d’impact concret de l’avenant 43, applicable dès le 1er octobre 2021

Quelles différences entre secteur associatif et secteur privé lucratif ?

  • L’agrément de l’avenant 43 engendre-t-il une différence de traitement entre les salariés associatifs de la branche de l’aide à domicile et ceux des entreprises du privé commercial ?

Les salariés relevant de la branche de l’aide à domicile (BAD) ont trop longtemps été ignorés. Il leur faut encore aujourd’hui entre 8 à 13 ans, selon leur niveau de qualifications, pour que leur salaire dépasse le montant du SMIC, alors qu’un salarié rattaché à la convention collective des entreprises de services à la personne voit son salaire progresser à mesure qu’il acquiert de l’ancienneté. C’est justement pour éviter toute distorsion de concurrence que l’État a agréé l’avenant 43 pour les salariés de la BAD. Avec des grilles de rémunérations refondées, les employeurs adhérents de la branche de l’aide à domicile pourront désormais recruter dans les mêmes conditions que les autres employeurs du privé commercial. À l’inverse de générer une différence de traitement au sein du secteur de l’aide à domicile, cette décision contribuera à renforcer la justice sociale et l’équité en matière de rémunérations.

 

Et les pour les aides à domicile relevant des entreprises du privé commercial ?

  • Les salaires des aides à domicile relevant des entreprises du privé commercial vont-ils être également revalorisés ?

Sous réserve de respecter les minimas légaux, les entreprises commerciales disposent d’une réelle liberté dans la fixation du salaire des employés. L’État ne peut intervenir directement auprès des entreprises de services à la personne dans la détermination des salaires. Néanmoins, les aides à domicile, quel que soit leur statut, exercent le même métier, avec le même dévouement auprès de nos aînés, tout en souffrant du même manque d’attractivité. C’est pourquoi les partenaires sociaux seront reçus pour examiner ensemble les conditions et les modalités d’amélioration des conditions d’emploi dans la branche des entreprises de services à la personne. L’agrément de l’avenant 43 pour la BAD insuffle une dynamique qui peut encourager ces acteurs, qui sont les seuls à détenir cette compétence, à négocier les conditions d’emploi et de rémunération de leurs salariés. L’État saluera une telle démarche.

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