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Le Seamen’s Club de Brest

Au service des gens de mer

 

Après une première rencontre avec une partie de l’équipe du Seamen’s Club de Brest, le 2 juillet dernier à ma permanence parlementaire, j’ai pu me rendre dans les locaux de l’association au sein du Pôle Social Maritime sur le port de Brest, lundi 19 octobre. J’ai ainsi souhaité rencontrer l’ensemble de l’équipe, dialoguer avec des marins et constater la qualité des installations et équipements mis à disposition des gens de mer en escale à Brest. A noter que les locaux du Seamen’s Club sont hébergés au sein du Pôle Social Maritime, comme ceux de l’association La Touline et du Service Social Maritime.

 

Le Seamen’s Club ?

Le Seamen’s Club de Brest a été créé en 1994 par le prêtre ouvrier Job DAOUBEN avec une petite équipe de bénévoles. L’association loi 1901 qui fait fonctionner le Seamen’s Club a pour nom « les amis brestois des marins ». Son but est d’accueillir lors de leur escale à Brest les marins de commerce de toutes nationalités, en leur proposant des services adaptés dans une atmosphère conviviale. L’équipe est aujourd’hui composée d’un bureau de 3 personnes, d’un salarié, d’une volontaire service civique et d’une vingtaine de bénévoles.

Le seamen’s club de Brest est affilié à la Fédération nationale des associations d’accueil des marins ( FNAAM ) qui regroupe 22 associations ( métropole et DOM ) dont 17 disposent d’un foyer d’accueil des marins. La FNAAM est membre du Comité International pour le Bien-Etre des Gens de Mer (International Seafarers Welfare and Assistance Network – ISWAN ). 

(D’après site web  www.seamensclub-brest.fr )

 

Une actualité impactée par la crise sanitaire

Un des sujets de préoccupations des membres du Seamen’s Club de Brest est celui de l’impact de la crise sanitaire sur le bien-être des marins : relève d’équipages et possibilités de descendre à terre lors des escales sont en effet remises en cause du fait des mesures de confinement, selon les pays, ou bien des directives de certains armateurs.

 

J’avais interpellé en juillet dernier Madame Annick GIRARDIN, Ministre de la Mer, sur la situation des marins étrangers en escale dans les ports français dans le contexte de gestion de la pandémie de Covid-19. Si le respect des mesures de prévention et des gestes barrières est fondamental, le respect du droit du travail maritime et du droit des gens de mer également : les marins étrangers doivent donc bénéficier de leur droit de descendre à terre lors des escales dans les ports français, dès lors que les consignes sanitaires sont appliquées. Les armateurs concernés doivent être rappelés à l’ordre si nécessaire par les autorités de l’Etat du port. Voir ici le courrier à la ministre.

 

Sur la question des relèves d’équipages, et au-delà du contrôle par l’Etat du port on sait que la France s’est engagée dès le mois d’avril auprès de l’OMI avec 12 autres pays, pour faciliter le rapatriement et faire respecter les standards de l’OMI en la matière.

La France a également (juin 2020) désigné les gens de mer comme « travailleurs clés » pour leur permettre d’être exemptés des restrictions aux déplacements et de voyager entre leur domicile et les ports avant de monter à bord des navires ou après en être débarqués. Il s’agit d’un élément essentiel pour que les relèves d’équipages puissent avoir lieu.

 

Membre du Conseil Supérieur des Gens de Mer, je suis aux côtés des marins et de l’ensemble des organisations qui veillent à leur bien-être dans nos ports : c’est pourquoi je soutiens l’action du Seamen’s Club !

 

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