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MAEC : Les parlementaires bretons mobilisés

Pour une nécessaire rallonge du budget dédié aux MAEC en Bretagne

Avec les parlementaires bretons, nous sommes mobilisés sur la question des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) engagées mais non payées. J’ai ainsi cosigné un courrier transpartisan adressé aux Ministres Bruno Le Maire et Marc Fesneau sur l’insuffisance des moyens alloués aux mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC).

Télécharger le courrier des 35 parlementaires

Télécharger la réponse ministérielle du 26 mars 2024

 

Les MAEC : outil majeur de la transition agro-écologique

Les MAEC, outil du second pilier de la PAC, sont un contrat d’engagement sur cinq ans visant à promouvoir des pratiques conciliant performance environnementale et économique à l’échelle des territoires, afin de répondre aux enjeux de préservation de la qualité de l’eau, des sols, du bien-être animal et de la biodiversité, dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique.

Elles supposent des changements de pratiques et de systèmes et rémunèrent les surcoûts et la prise de risque. Les MAEC sont un outil majeur de la transition agro-écologique. Elles se concrétisent par l’augmentation de la surface des prairies, la rotation des cultures, la diminution des pesticides et des engrais, le développement de l’autonomie protéique… Ces contrats pluriannuels rémunèrent les agriculteurs pour des pratiques vertueuses à hauteur de 10 000 € en moyenne par an, soit 50 000 € sur cinq ans.

 

Une excellente nouvelle pour l’agriculture bretonne

Cependant le budget est largement insuffisant pour honorer les demandes formulées par les agriculteurs lors de leur déclaration PAC. Depuis le mois de mai 2023, ils respectent le cahier des charges (assolements, réalisation de diagnostics…) mais risquent de voir leurs demandes de MAEC rejetées concernant les nouvelles demandes, ou diminuées concernant les contrats en cours. Dans de nombreuses régions, ils ne seront peut-être pas payés à la hauteur de leur engagement agro-écologique et restent dans l’incertitude.

Selon une estimation de Régions de France, il manque entre 250 et 300 millions d’euros à l’échelle nationale.

En Bretagne à titre d’exemple, les demandes d’engagement MAEC s’élèvent à 148 millions d’euros pour la campagne 2023 selon des données de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt. Or, l’enveloppe budgétaire s’élève à 95,2 millions d’euros dont le financement repose à 75% sur des crédits de la PAC et à 25% sur des contreparties nationales apportées par l’État, l’Agence de l’Eau et la Région.

Il manque donc environ 53 millions d’euros pour satisfaire les 4 545 MAEC demandées en Bretagne et concernant près de 2 900 exploitations agricoles.

La commission régionale agro-environnementale et climatique réunie pour faire le point sur la campagne 2023 a d’ailleurs rappelé que cette forte sollicitation du dispositif MAEC en début de programmation PAC, malgré une exigence environnementale renforcée, traduit un engagement volontaire des agriculteurs bretons dans la transition agro-écologique et s’avère une excellente nouvelle pour l’agriculture bretonne.

 

La députée Claudia Rouaux : « On craint une forme de révolte agricole face à une injustice » ©Le Télégramme

TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE 35 parlementaires bretons dénoncent l’insuffisance des moyens alloués aux Maec ©Agri Mutuel

 – 30 octobre 2023 –

 

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