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Échanges avec la Fédération Nationale des Étudiants en Kinésithérapie

Lundi 24 janvier 2022 j’ai reçu, à leur demande, une délégation d’étudiants représentants la FNEK (Fédération Nationale des Étudiants en Kinésithérapie), au sujet du coût des études en masso-kinésithérapie.

J’ai ainsi pu échanger avec Claire GORAL, Vice-Présidente en charge de la stratégie de financement et de la formation (étudiante en 4eme année à Brest), et Samuel VALANTIN, 1er Vice-Président en charge du réseau (étudiant en 4eme année à Nancy).

 

Diversité des coûts et des acteurs de la formation

La formation des étudiants est assurée par des Instituts de Formation en masso-kinésithérapie (IFMK) répartis sur le territoire (2 en Bretagne, à Brest et Rennes). La formation de kinésithérapie dure 5 ans avec une première année universitaire de sélection commune avec les filières de médecine, de pharmacie, de maïeutique et d’odontologie puis 4 années en Institut de formation. Sur les 53 IFMK existants en France on trouve des IFMK publics, des IFMK privés à but non lucratif et privés à but lucratif. Cette diversité de formes juridiques et de gestion des IFMK entraine une diversité des frais de scolarité constatés, mais également de la participation publique au coûts des études de ce diplôme d’État de grade Master.

Ainsi, pour cette année universitaire le coût moyen d’une année en IFMK s’élève à environ 5.200 euros mais avec de grandes différences entre instituts publics et privés : certains  parmi les IFMK publics demandent le paiement des frais d’inscription universitaires uniquement (entre 170 et 243 euros suivant les années), d’autres des frais de scolarité très variables suivant leurs statut et territoire d’implantation.

Pour les IFMK publics la moyenne par année s’élève à 1.137 euros, avec un maximum constaté de 5.770 euros à Brest. Dans le privé et pour les IFMK à but non lucratif la moyenne constatée est de 5.390 euros avec un maximum de 8.912 à Paris, alors que pour les IFMK à but lucratif la moyenne est de 9.076 euros avec un maximum de 9.250 euros à Paris.

 

Or, en tant qu’instituts délivrant des formations sanitaires et sociales, les IFMK publics entrent dans le champ des financements des Conseils Régionaux au titre du Code de la Santé Publique, pour le fonctionnement et  l’équipement de ces établissements ; ce financement est facultatif quand les IFMK sont privés. Pourtant, de grandes différences subsistent entre instituts publics d’une part, et entre instituts privés à but lucratif et non lucratif d’autre part.

En conséquence les étudiants désireux d’intégrer  un IFMK ne sont pas dans la même situation en fonction des territoires mais, surtout, certains doivent s’endetter pour assurer le paiement des frais de scolarité sur les 4 années d’études et en fonction de l’IFMK retenu. Cette situation doit être examinée en termes d’égalité d’accès à la formation, mais également au regard de la demande croissante de professionnels des métiers de la masso-kinésithérapie, aussi bien à l’hôpital qu’en exercice libéral.

 

A l’issue de cet échange très instructif, j’ai décidé d’interpeller le gouvernement sur ce sujet par une Question Écrite destinée à préciser les modalités de financement des IFMK publics et privés. Cette question sera prochainement publiée dans cet article.

 

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