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Vente en vrac : attention aux spécificités de certains légumes

A l’écoute de la filière du maraîchage

Avec ma collègue Graziella Melchior, député de la 5ème circonscription du Finistère, nous venons d’interroger le Ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions de vente en vrac pour certains produits alimentaires vis-à-vis des dispositions de la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire).

En Bretagne, la filière du maraîchage nous a en effet interpellés quant aux spécificités de conditionnement de certains légumes, en raison de leurs propriétés physiques particulières.

 

Eviter le gaspillage

Du fait du gaspillage d’une part importante de ces produits alimentaires qui se retrouvent invendables et invendus, nous demandons au Ministre de revoir la liste des fruits et légumes soumis à la vente en vrac.

 

L’exemple du brocoli

A titre d’exemple, le brocoli, du fait de ses caractéristiques propres, quand il est présenté en vrac, a une durée de vie optimale qui descend à deux jours ; alors que proposé sous emballage plastique à perméabilité sélective, sa durée de vie est d’au moins 5 jours.

Avec un taux de casse des brocolis proposés en vrac en grandes surfaces parmi les plus élevés, la généralisation de la présentation en vrac pénaliserait l’ensemble des producteurs et des consommateurs.

 

Revoir la liste des fruits et légumes devant être vendus en vrac

Sans solutions techniques alternatives améliorant la conservation et la présentation des brocolis, les producteurs de la filière brocoli demandent son exemption de la liste des fruits et légumes devant être vendus en vrac.

Pour d’autres légumes, la vente en vrac entraîne aussi une détérioration et une dépréciation accélérée de ces produits vendus à la consommation. Il en va ainsi par exemple de l’endive, de l’artichaut bouquet (poivrade), du chou-kale, de la pomme de terre primeur, des tomates cerises, du haricot Coco de Paimpol.

En l’état actuel des choses et malgré les efforts financiers et industriels des acteurs des filières de ces légumes, la vente en vrac entraîne une détérioration et une dépréciation accélérée de certains légumes vendus à la consommation.

A l’encontre de ce que nous préconisons au niveau national en matière de lutte contre le gaspillage des produits alimentaires qui se retrouvent invendables et invendus, nous avons saisi le Ministre.

Notre courrier commun au Ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, demandant de revoir la liste des fruits et légumes qui demain seraient contraints d’être vendus en vrac.

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