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Édito Avril 2019 / Une République juste et solidaire

Comme il s’y était engagé, à l’issue du grand débat national et du mouvement des « gilets jaunes », Emmanuel Macron a décliné, jeudi 25 avril 2019, au cours d’une conférence de presse, des pistes pour amplifier la réforme du pays.

Sur la forme, il a montré – pour ceux qui en douteraient – qu’il était plus que jamais à l’écoute du pays et des inquiétudes de nos concitoyens, notamment, ceux qui se sentent éloignés des pôles de décision politique et des centres d’activité économique.

 

Sur le fond, il a annoncé plusieurs orientations nouvelles que le gouvernement devra maintenant rapidement mettre en œuvre :

 

Un redéploiement des services publics sur le territoire :

  • Il n’y aura plus de fermeture d’école ou d’hôpital sans l’accord des maires concernés.
  • Des maisons de service public ouvriront dans chacun des 4000 cantons du pays. Ces maisons « France Services », regrouperont divers services publics (La Poste, CAF, Assurance-maladie, Pôle emploi…) en un même lieu, pour combattre la désertion des zones périphériques et rapprocher nos concitoyens des administrations centrales.
  • Le nombre d’élèves sera limité à 24 par classes.
  • L’ENA sera transformée pour donner à notre pays une fonction publique plus diversifiée

 

Des mesures en faveur du pouvoir d’achat :

  • Une retraite minimale à 1 000 euros contre 637 euros aujourd’hui pour une carrière complète. Avec cette réforme, les pensions de retraite seront désormais supérieures à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), qui s’élève à 868 euros.
  • 5 milliards d’euros de baisse d’impôt pour les classes moyennes, en réindexant les retraites de moins de 2.000 euros en 2020 et toutes en 2021
  • Garantir aux femmes isolées de pouvoir percevoir leurs pensions alimentaires en donnant aux CAF la possibilité de saisir directement les pensions non versées par les ex-conjoints.

 

Des réformes institutionnelles pour moderniser notre démocratie :

  • La dose de proportionnelle lors du scrutin des élections législatives devrait se situer autour de 20 % ;
  • Le nombre de parlementaires devrait baisser de 25 à 30% ;
  • De nouveaux outils de participation citoyenne avec un seuil abaissé pour déclencher un référendum d’initiative partagée dès la signature de 1 million de citoyens, contre 4,7 millions actuellement (avec l’appui d’un cinquième des parlementaires) ;
  • Un droit de pétition local qui consistera en une « forme de droit d’interpellation des élus locaux » ;
  • 150 citoyens tirés au sort qui siégeront au Conseil économique, social et environnemental (CESE) ;
  • Une convention de 250 citoyens tirés au sort réfléchira à des solutions concrètes pour la transition énergétique.

 

Il a également rappelé les valeurs qui fondent la France comme la laïcité pilier essentiel de la nation et insisté sur une notion qui m’est chère : il n’y a pas de droits sans devoirs.

 

Il a appelé enfin à redonner du sens à l’Europe en lui assignant les objectifs de protection des personnes, de sauvegarde du climat, de protection des emplois, notamment industriels, et de protection des frontières.

 

Bref, il a maintenu le cap de l’élection présidentielle de 2017 mais en changeant parfois de méthode, avec le souci d’y associer davantage nos concitoyens et que personne ne puisse se sentir au bord du chemin.

Tout en restant dans le seul cadre possible pour avancer tous ensemble  : celui de la République, une République juste et solidaire.

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