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Réunion de travail sur la prolifération des choucas

La prolifération des « choucas des tours » dans le département, comme ailleurs en Bretagne, est cette année encore très préjudiciable à nos agriculteurs, y compris pour les exploitations de la circonscription.

Mobilisé à leurs côtés et en collaboration avec la Fédération des Chasseurs du Finistère j’ai déjà pu mener ou m’associer à un certain nombre d’actions pour sensibiliser le Gouvernement et les services de l’Etat sur cette situation préoccupante.

La semaine dernière j’ai à nouveau rencontré des représentants de la Chambre d’Agriculture du Finistère, dont Monsieur Didier GOUBIL, agriculteur, Maire de Poullaouen et référent choucas à la Chambre, des services de l’Etat, Monsieur Philippe CHARRETTON, Directeur de la DDTM, et Monsieur Guillaume HOEFFLER, chef du Service Eau et Biodiversité, dans les locaux de la Fédération des Chasseurs du Finistère à Quimper, également représentée par son président, Monsieur Daniel AUTRET et Pascal BIHANNIC, Directeur technique. Cette réunion de travail s’est tenue lundi 22 mars.

 

A l’approche d’une nouvelle saison encore marquée par la prolifération des choucas :

La population de choucas est en forte augmentation depuis une vingtaine d’années en Bretagne. Elle est devenue une véritable nuisance pour l’agriculture en période de semis (maïs, échalotte…). Ainsi en 2020, à mi-saison, les dégâts causés aux cultures étaient estimés à 3 millions d’euros, contre 1 million sur toute l’année 2019.

Le choucas des tours est une espèce protégée depuis 1989 et, face aux déprédations et autres nuisances et risques pour la sécurité publique (bruits, nids dans les cheminées / risque d’incendie), des dérogations ont pu être autorisées par arrêtés préfectoraux. Néanmoins, le taux d’accroissement de la population de choucas restant non maitrisé, celle-ci continue à augmenter dans des proportions très importantes. L’objectif est alors de ramener l’effectif à un niveau acceptable.

 

Les agriculteurs victimes sont aujourd’hui au bout des mesures existantes (effarouchement sonore, dérogations – tirs ou piégeage) : il faut intervenir. Plusieurs solutions existent mais aucune n’est satisfaisante :

  • L’indemnisation des pertes auprès des agriculteurs – qui ne cessera d’augmenter et ne répond pas au problème initial ;
  • Les dérogations, mais dont les quotas resteront trop éloignés du taux d’accroissement réel de la population de choucas ;
  • Le déclassement de l’espèce : il demeure hypothétique et serait peu souhaitable du point de vue sociétal, présente peu d’intérêt au niveau national et serait long à mettre en œuvre.

Il s’agit alors de travailler sur une quatrième voie permettant de mieux répondre à ce phénomène : la gestion adaptative.

En effet, s’agissant d’une espèce opportuniste, le principe d’une gestion adaptative cherche à améliorer la connaissance et évaluer l’impact des prélèvements pour définir chaque année, par anticipation, la réglementation pour la saison suivante.

Ces mesures de prélèvement doivent s’inscrire dans un dispositif plus large d’acquisition des connaissances, couplées à des mesures alternatives telle que l’agroécologie. Une étude est actuellement menée en Bretagne par l’Université de Rennes I, financée par l’Etat et pilotée par la DREAL, pour comprendre le fonctionnement complexe de cette population. Néanmoins ses résultats ne seront pas connus avant fin 2021, voire début 2022.

Dans cette attente la maitrise du taux d’accroissement dans le cadre d’une gestion adaptative dans le Finistère s’impose ainsi comme la solution la plus raisonnable, en collaboration avec les services de l’Office Français de la Biodiversité, des DDTM concernées, de la Chambre Régionale d’Agriculture, des fédérations des chasseurs et des collectivités. J’avais d’ailleurs signalé l’intérêt de cette approche à Madame Bérangère ABBA, Secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, en janvier dernier.

 

Pour 2021 tous les acteurs sont ainsi dans l’attente, à court terme, d’un nouvel arrêté préfectoral dérogatoire autorisant le prélèvement dans la population de choucas selon des quotas adaptés à la gravité de la situation.

 

Suite à cette réunion, j’ai été à l’initiative d’un courrier commun adressé à la Ministre de la Transition écologique : Télécharger le courrier du 9 avril 2021.

 

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