yellow button

Maladie d’Alzheimer : les bénévoles de Saint-Renan mobilisés

Défi Organisation : retour sur une année d’actions solidaires

Ce vendredi 23 février, l’association Défi Organisation, présidée par Denis Fily, tenait son assemblée générale, en présence d’élus, d’Isabelle Begoc, directrice de l’hôpital, et de partenaires de l’association, à la salle polyvalente de l’hôpital Lejeune de Saint-Renan.

Afin de récolter des fonds en faveur de la recherche et pour améliorer le quotidien des malades, Défi Organisation coordonne des actions solidaires au profit des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de la région.

Les bénévoles de cette association de Saint-Renan organisent ainsi diverses manifestations, comme : la collecte et revente des journaux, le Défi Alzheimer aux abords du lac de Ty Colo, la mise en place des aménagements lors du Salon des aidants etc.

Rdv du 5 février 2024 à la permanence parlementaire avec le président Denis Fily pour préparer l’Assemblée générale.
Intervention de Cécile Voisset, chercheuse à l’INSERM

 

Soutenir les aidants

Alors que la France compte environ 1,2 millions de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer (dont 24 000 avant 65 ans), cette rencontre m’a notamment donné l’occasion de rappeler le rôle essentiel des aidants. La situation des aidants, dont le nombre est sans doute sous-évalué, est critique : 60 % d’entre eux sont exposés à un risque de surmortalité dans les trois ans qui suivent le déclenchement de la maladie de leur proche et un sur trois meurt avant la personne aidée.

C’est ce que rappelait la mission « flash » sur les maladies neurodégénératives conduite par mes collègues députées Sandrine Josso et Laure Lavalette, au sein de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale (Mission flash sur les maladies neurodégénératives, clôturée le jeudi 13 juillet 2023).

 

Définition du proche aidant

La loi d’adaptation de la société au vieillissement votée fin 2015 a clarifié le statut des aidants et leur a accordé un « droit au répit ».

 

Définition :
Le proche aidant est un personne qui vient en aide de manière régulière, à titre non professionnel, pour accomplir une partie ou la totalité des actes de la vie quotidienne d’une personne âgée en perte d’autonomie peut être considérée comme un proche aidant. Ainsi, peut être considéré comme proche aidant de la personne aidée : son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent, un allié ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables.

Les aidants constituent un maillon essentiel dans le soutien au quotidien des personnes atteintes de MND. Les autorités publiques ont aujourd’hui en 2024 la volonté d’apporter une meilleure aide à ces proches, afin notamment de leur garantir le répit auquel ils ont droit, dans le respect de la personne malade (Mobilisation 2023-2027 « agir pour les aidants »)

 

« Agir pour les aidants » : déploiement des mesures

La stratégie Agir pour les aidants 2020-2022  a été la  première politique publique nationale interministérielle dont les mesures s’adressaient directement aux proches aidants.

Elle a permis plusieurs avancées :

  • Le déploiement d’un numéro unique, le 0 800 360 360 et des communautés 360, à destination des personnes handicapées et de leurs aidants ;
  • La création du guide Besoin de répit : 17 fiches-repère pour présenter quelques formes de répit existantes, qu’il s’agisse de dispositifs nationaux ou d’initiatives locales exemplaires, illustrées par des exemples concrets. Le but : proposer une information claire et précise à l’attention des aidants, afin de leur permettre de « souffler », de s’occuper de soi et de faire face aux impératifs de la vie quotidienne : obligations sociales, professionnelles, urgences… mais aussi pour les professionnels et bénévoles qui les accompagnent ;
  • Le lancement d’une mission confiée à France Stratégie pour encourager les entreprises à mieux soutenir leurs salariés aidants à travers des actions de formation, de sensibilisation et d’adaptation du temps de travail au titre de la responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Elle a débouché sur la formulation de 24 recommandations à destination de l’État, des entreprises, des partenaires sociaux et des fédérations professionnelles ;
  • Un soutien financier renforcé aux offres de soutien psychologique et de formation à destination des aidants, en lien avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) ;
  • L’évolution du congé proche aidant : ouverture à tous les agents publics et la suppression de la condition d’ancienneté pour pouvoir le mobiliser.

 

Sur le même sujet : Mon édito d’octobre 2019 Soutenir les aidants

 

Le congé proche aidant qu’est-ce que c’est ?

Le congé de proche aidant (anciennement dénommé congé de soutien familial) permet à un salarié de droit privé, à un agent public, à un travailleur indépendant ou à un demandeur d’emploi de suspendre ou réduire temporairement son activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

 

Le congé de proche aidant est ouvert aux salariés de droit privé, aux agents publics, aux indépendants et aux demandeurs d’emploi qui aident un proche en situation de handicap ou un proche âgé en perte d’autonomie.

 

Depuis le 1er janvier 2024, le montant journalier est fixé à 64,54 €.

L’allocation journalière du proche aidant (AJPA) peut être attribuée pour des demi-journées de réduction d’activité professionnelle. Le montant de l’allocation journalière du proche aidant est forfaitaire et calculé sur la base du salaire minimum de croissance rapporté à une valeur journalière et net des prélèvements sociaux obligatoires.

L’AJPA indemnise le congé de proche aidant à hauteur de 66 jours.

L’allocation est versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA). Le formulaire de demande de l’allocation journalière du proche aidant est disponible sur le site de la CAF ou de la MSA.

Sa durée maximale est de 3 mois, renouvelable dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière professionnelle, à défaut d’accord collectif plus favorable. Le maintien dans l’emploi est garanti.

Le congé peut être fractionné. Le congé peut également être transformé en période de travail à temps partiel, sous réserve de l’accord de l’employeur.

Cas particulier : les agents de la fonction publique peuvent également fractionner ce congé en demi-journée depuis le décret du 25 août 2023.

Le congé peut être pris tout de suite à l’arrivée dans l’entreprise.

 

Tout savoir sur le congé de proche aidant

 

À Saint-Renan, Défi organisation remet 2 000 € pour la recherche contre la maladie d’Alzheimer © Le Télégramme

 

Sur le même sujet :

Proches aidants sans emploi : La Ministre me répond

Bourg-Blanc. Didier Le Gac, député, visite Kuzh Heol et l’Ehpad © Ouest France

 

– 23 février 2024 –

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Tous les champs sont obligatoires.

Inscrivez-vous à notre newsletter

Aller au contenu principal